HIGHLANDER II : JEAN-FRED

Alors-alors, Jean-Fred. Jean-Fred David (ça ne s’invente pas), warrior numéro deux.

Contrairement à Claire, à Pierre ou à Romain, lui, je ne le connaissais pas avant tournage –ou plutôt, soyons précis, je ne le connaissais pas à deux semaines du départ.

Je recherchais alors un(e) assistant(e) réa peu frileux(se), et avais rencontré tour à tour l’ultra-bookée mais ô combien sympathique Élodie Baradat, qui, tafant début juillet, m’avait redirigé vers nombre de collègues, parmi lesquel(le)s la bondissante Céline Clézardin ; Céline qui, se retrouvant propulsée sur quelque projet plus économiquement solide que le mien (nooon, sans blague!?), m’avait, à son tour, présenté Jean-Fred (tout en continuant, notons le, à bosser à nos côtés, sourire inoxydable aux lèvres).

Mode assistant réa.

Jean-Fred (à gauche), en mode assistant réa.

Jean-Fred, donc, ami-de-l’amie-d’Élodie (que je ne connaissais d’ailleurs que d’un festoche commun), s’est très tôt révélé the pick of the month –du mois de juin, of course. Pourquoi « très tôt » ? Hé bien ma foi, parce que Jean-Fred dit ce qu’il pense ; ne s’emmerde pas à tourner autour du pot et fait les choses, quitte à chambouler en permanence les plans de la veille et ceux du lendemain : le genre à s’arracher mentalement les cheveux à me voir courir en tout sens avec ma courte focale, improviser à tout-va et multiplier les axes au débotté… mais à me suivre cependant, la fleur au fusil.

Being JF

[Raaah, mais qu’est-ce qu’il me fait, le chevelu, là ?] Marc, on avait dit trois plans, pour cet axe. Trois. Deux, plus un. Oui, je sais qu’on devait filmer ailleurs et pas sous la pluie, mais– Bon. Explique-moi au moins les 42 plans dont tu me parles ; pourquoi 42, déjà ? […] Mouais, OK. [Admettons, ça devrait le faire. Laissons le courir.] Mais bon, tu te limites à deux prises, hein. Je revois mes calculs. [Putain, mais je les appelle comment, moi, ces nouveaux nouveaux nouveaux plans ? 2B’(2) et 2B’(3), allez, ça va le faire.]

Bon. Vous aurez noté un « Raaah » au tout début du paragraphe précédent ; hé bien, ce « Raaah » est à mes oreilles essentiel en ce qu’il me renvoie, pouf-comme-ça, direct aux images de Jean-Fred crapahutant dans les Highlands : car de fait, Jean-Fred râle –tout à fait dans mon genre ; ou plutôt non, d’ailleurs, parce que lui fait juste semblant de râler ; il souffle, fronce le sourcil, se concentre quelques secondes… et repart à l’attaque, sans un mot plus haut que l’autre.

Mode (faux) râleur.

En mode (faux) râleur.

Le faux-râleur est en outre, à l’instar d’une Claire ou d’une Sarah, éminemment polyvalent. Assistant réa, bien évidemment. Mais aussi clapman, scripte, assistant déco (par force, souvenez-vous), pare-vent (hé oui, nous tournions dans les Hébrides, hein… Les plus curieux pourront jeter un œil à la météo de ces derniers jours pour jouer à se faire peur [via le site préféré de JF!]…), conseiller tennistique, sprinter et rugbyman ponctuel –personne n’a oublié la maintenant légendaire ‘Course de Jean-Fred’ : un coup de vent plus violent encore que les autres, mon découpage s’envole… et voici notre homme qui s’élance, dans la seconde, à la poursuite du papier rebelle ; il se jette (littéralement) à terre –plak!–, manque l’effronté, tente un second placage –re-plak!–, reprend sa course, disparaît à l’horizon (véridique)… et revient cinq minutes plus tard, couvert de sable mais victorieux, découpage en main. Une larme émue roule sur ma joue burinée à l’évocation d’un si doux souvenir.

Mode Gladiator.

En mode Gladiator.

Jean-Fred, vieux, toi aussi, tu l’as gagné, ton T-shirt. Merci encore pour tout ; merci notamment d’avoir su rester zen, et d’avoir abondé dans mon sens (ainsi que dans le sens du film, espérons le) lors de nombreuses, fort nombreuses journées, disons, des plus riches en galères –et en improvisations parfois anarchiques.

Un dernier mot pour terminer ; je m’en voudrais en effet, ayant cité le JF-rugbyman, d’oublier le JF-homme-de-lettres, et de ne point partager ces deux superbes exemples d’humour Davidien : ci-dessous, donc, deux extraits des feuilles de service quotidiennes…

Feuilles de service (authentiques).

Feuilles de service (extraits).

P.S.(ajout tardif) : Ci-dessous le cadeau d’un lecteur du présent blog. Nul doute que Jean-Fred s’y reconnaîtra :

Force et honneur!

Force et honneur! (Merci Pette!)

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