J11 (2) : YIN

…suite du J11.

Notre tournage, hum, ‘matinal’ une fois achevé, bien à la bourre, donc, nous rentrons a casa, où nous mangeons ; une diligente coiffeuse y rasouille en outre nos comédiens.

Ou comment évoquer le temps qui passe, quand on n'a que trois semaines (consécutives) de tournage.

Ou comment évoquer le temps qui passe, quand on n’a que trois semaines (consécutives) de tournage.

Une anecdote à ce propos : l’agent de James, assez, disons, protectrice, nous avait formellement interdit de toucher à la tignasse du beau jeune homme : OK pour qu’il joue dans notre film, mais à la condition qu’il garde ses poils. Mmmouais. James, lui, ne l’entend pas de cette oreille : découvrant ce que la coiffeuse a fait de Maia (tempes et nuques rasées, en mode ‘esthétique Madmaxienne’ –on sent par exemple les coups de ciseaux de personnages peu habitués aux salons, s’entrelookant avec les moyens du bord…), il estime nécessaire d’adopter la même coupe. Ce que demande le script, certes, mais que refuse, donc, son agent. Fuck it, ce sera son problème, déclare-t-il. Et le voilà qui passe sous les ciseaux. Professionnel et engagé jusqu’au bout des tifs.

Bref, bref. La journée, elle, avance à toute allure ; un vrai problème, puisqu’il nous reste deux (assez courtes, mais tout-à-fait essentielles) séquences à tourner, en des lieux trop lointains et trop problématiques au vu des conditions géographiques (nous sommes de retour aux gîtes) et météorologiques du jour.

Je suis perdu, et bien emmerdé, quand Maia –toujours elle, hé oui– débarque avec une « solution possible », appareil photo en main. Deux semaines plus tôt (à une vache près), débarquant à Tarbert, elle s’est en effet promenée dans les collines surplombant le village, m’explique-t-elle, et y a trouvé ça :

La photo qui nous a sauvés...

La photo qui nous a sauvés…

Un mini-loch tout en hauteur, dominant mer et vallée, d’où le village lui-même disparaît à la vue ; le tout avec rivière galopante, panorama sur les îles lointaines et, surtout… à quinze minutes de marche uniquement des gîtes. Nous voici donc partis en mode ‘équipe-squelette’ : James, Maia, Jean-Fred, Romain et moi.

Et, miracle, le lieu, les deux lieux où nous filmons, même, s’avèrent parfaits. Le micro-loch me semble même (et je le confirme, aujourd’hui, en pleine postproduction) l’un des plus beaux décors de notre tournage, m’offrant notamment un plan, ma foi, Miyazakiesque en diable –plan que je ne vous montrerai cependant pas, sorry, ne souhaitant nullement déflorer mon intrigue…

Je suis, une fois n’est pas coutume, un réa heureux.

Brrr (comme toujours en Écosse, en fait).

Brrr (comme toujours en Écosse, en fait).

Beaucoup de Yin nous aide ainsi à achever notre J11, donc : des décors proches, beaux (le brouillard débarque même pour magnifier nos derniers plans, sympa), une pluie qui s’arrête jusqu’à notre départ (et ne tombe que sur le retour, merci aussi)… plus une excellente ambiance, en dépit du froid –et d’une séquence fort dévêtue pour l’ami James.

(Alors bon, c’est aussi le jour de la-carte-qui-foire, et de Marc-qui-gueule-et-fait-peur-à-la-coiffeuse, hein, mais… J’en ai déjà parlé, de ça, en fait. Et je préfère aujourd’hui garder avant tout de cette journée le souvenir de sa –relative– happy end…)

To be continued.

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