J12 (bonus) : EMAIL DE MAIA

Et bim. Fin de seconde semaine. Avec, à nouveau, la version de Maia, envoyée à ses proches lors du second samedi (jour de repos, si attendu et si nécessaire !) –mes lecteurs assidus sauront reconnaître nombre d’anecdotes ici évoquées… [En rouge, mes notes personnelles.]

L’email de Maia, donc ; rédigé le 29 juin, avec pour titre original « 2 semaines de tournage dans les Highlands, toujours vivants ! » Here we go.

[Salutations…]

Nous sommes arrivés au bout de la deuxième semaine de tournage en ayant rattrapé notre retard… Magnifique, incroyable, génial (et presque inespéré) [Bon, un an plus tard, je ne sais plus trop de quel retard elle cause, mais visiblement, nous avons assuré] ! Ce qui veut donc dire que maintenant les 2/3 du film sont dans la boîte, et que le jour de repos (aujourd’hui) est maintenu. Vu l’état général, c’est une excellente nouvelle.

Nous avons continué sur le même rythme, avec des journées qui commencent tôt et finissent tard, et n’avons particulièrement pas été gâtés par la météo : on a eu de la pluie 5 jours sur 6, ce qui est particulièrement éprouvant à la fois pour le moral de l’équipe (incroyable comme la météo et le taux d’humidité des pieds impactent sur l’humeur générale) et pour le corps (il fait vraiment froid, d’autant plus quand il fait humide). D’ailleurs, j’ai décidé de ne plus jamais avoir froid de ma vie après ce tournage (bon, je sais pas encore comment faire pour atteindre cet objectif), car encore plus que de la fatigue et du stress, c’est vraiment ce dont je souffre le plus (sérieux, vous saviez qu’on pouvait pleurer de froid ?).

Yep. On sent le froid rien qu'aux images.

Yep. On sent le froid rien qu’aux images.

La tension générale a atteint son maximum en milieu de semaine quand la pluie a engendré un retard important sur la journée (empêchant de tourner une séquence qui avait demandé en outre une longue mise en place), a trempé intégralement l’équipe à 14h, et qu’il a fallu attendre le retour de nuit au gîte pour être au sec et au chaud. Par-dessus cela, il y a eu un très gros problème de sauvegarde de données puisqu’une partie des rushes ne se lisaient plus (cartes de stockage neuves, 250 euros l’unité, traitées avec le plus grand soin et respect pourtant)… Panique générale, quelques coups de fils dans les jours qui ont suivi, normalement les données pourront être récupérées monnayant quelques peaux de fesse…  On espère… Mais ça aide pas à gérer le stress !

Au milieu de ces moments particulièrement difficiles, on a pourtant eu droit à quelques instants de pur bonheur, de temps suspendu avec des séquences intenses, agréables à tourner, où on était dans les temps, et on y a pris beaucoup de plaisir. Notamment sur une plage paradisiaque lors d’une partie d’air tennis endiablée, ou au coin du feu hier soir pour un moment romantique/tragique/drôle en plan séquence de 7 minutes. De vrais moments de grâce, qui font du bien au milieu du chaos perpétuel ambiant dans lequel on tourne !

Incroyable sinon la résistance du corps. Personne n’est tombé malade, même pas un petit rhume ni une petite crève… Le corps est capable de miracles, porté par l’aventure et la conscience qu’il ne peut pas lâcher à ce moment là ?

Clap sans clap (n°4312) (au moins).

Clap sans clap (n°4312) (au moins).

Et aussi, j’en parle plus, mais les paysages sont vraiment incroyables, toujours. Par contre, les midges nous ont pourri une séquence, nous étions installés, en place, prêt à tourner, ils ont débarqué, on a dû changer d’endroit, et tout remettre en place… On les a maudits !

Côté jeu jusque là, j’ai (entre autres) mangé au bord du feu, eu peur d’un avion, écaillé du poisson, […], marché dans les landes sur la plage au creux d’une vallée, fait la lessive, construit des matches oraux de tennis, […], fait des pompes des abdos la chaise du gainage dans des endroits magnifiques, monté la tente, […] [tous ces passages censurés le sont afin d’éviter nombre de spoilers ; je tiens à ce que vous découvriez mon film aussi vierges que possible !] ; je me suis lavée dans un loch, […] me suis baignée avec joie et allégresse (sic) dans un autre joli loch […]. Il me reste à […] [et bam, suit tout un paragraphe de spoilers, désolé]… En tout cas le jeu avec James notamment est très agréable, c’est un acteur vraiment incroyable et un garçon exceptionnel.

Sinon, j’ai recoupé mes cheveux, et nous sommes passés en saison 3 (normalement l’été, débardeurs et shorts pour tout le monde… bon, on a un peu adapté). Je vous mets ma coupe en PJ […était jointe en PJ cette photo] pour ceux que ça intéresse (bon, le problème, c’est qu’elle a été faite « comme si les personnages s’étaient coupé les cheveux entre eux », donc chouette mais pleine d’imperfections dans les finitions, je rentre le dimanche soir minuit, j’embauche le lundi matin 9h et je vais devoir aller travailler comme ça, super ! ;-)).

'Ancienne' & nouvelle coiffures.

‘Ancienne’ & nouvelle coiffures.

Marc continue à tenir malgré des nuits encore plus courtes que celles des autres (car la journée finie, la nuit, il continue/adapte son découpage). Sa drogue sous forme de barres de chocolat Cadbury l’accompagne, et il tient magnifiquement bien [hum] malgré le taux de stress incroyable qui règne sans arrêt. Il continue à jongler avec les contraintes et les aléas (climatiques notamment – par exemple un décor repéré n’est plus praticable, on fait quoi ?, ou encore on vient de perdre 2h à attendre la fin de la pluie, comment faire pour tout tourner en 2 fois moins de temps ?), l’humeur du groupe et les problèmes techniques. Il est aléatoirement content de ses rushes, va parfois au plus vite, aimerait avoir plus de temps, refaire des prises, pouvoir mieux composer, avoir la possibilité de faire du beau et pas simplement de l’efficace. [Je ne l’eusse pas mieux zécrit.]

Mais globalement je pense qu’il est à peu près content quand même (malgré l’importante dose de frustration inhérente à tout tournage, qui vient du décalage entre le film imaginé dans sa tête sans contraintes et les réalités du tournage qui imposent d’autres images à monter). Ah, et je pense qu’on aura le temps de se voir au mois de juillet pour ceux qui seront parisiens : Marc devrait passer je pense le reste de son été à dormir ! 😉 (enfin ceci dit, moi aussi peut-être !)

Échauffement avant la prise.

Échauffement avant la prise.

Voilà pour les quelques nouvelles de la semaine passée.

[…]

Cette prose était un peu longue, profitez bien de votre week-end, bonne gay pride pour les Parisiens, bon mois de juillet à tous !

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