J14 : LET THE SUN SHINE [+« Où en est-on? » (3.5)]

Post court –car mystérieux. Mais post quand même, allez. [Puis post assez en retard, avec ça ; je m’excuse au passage de mon irrégularité à publier des news, mais la postproduction ne me laisse que peu de temps libre…]

Let the Sun Shine, donc.

Car hé oui, incroyable mais vrai, le soleil –le fucking soleil !– se pointe de bon matin, pour rester à nos côtés l’essentiel de la journée. Alors bon, the bitch is quand même back, n’est-ce pas, à savoir le vent de la veille, qui n’a aucunement décidé de se la jouer tranquille ; m’enfin quand même, on a du soleil, quoi, chose assez rare pour être notée.

Les décors idylliques –quoiqu’invivables– de Luskentyre n’en paraissent que plus splendides encore. (« Comme quoi on a bien fait de venir, et d’éviter le film d’appartement. » / « Une seconde, j’abrite les objectifs ; Jean-Fred, fais gaffe, le découpage s’envole ; Sarah, tu peux nourrir le feu ? Claire, faudrait désensabler les micros… Oui, donc, tu disais ? »)

Pour nous protéger du vent, nous tournons entre les dunes.

Pour nous protéger du vent, nous tournons entre les dunes.

Bref.

Nous reportons à nouveau notre quart de finale –cette fois, le terrain (un court de tennis dépliable –faudrait d’ailleurs que nous pensions à faire breveter la chose), à découvert sur la plage, se refuse à tenir en place, et préfère jouer dans le vent. Claire et Sarah adorent, et se lancent gaiement à sa poursuite [notes de Maia : « Pic de stress aujourd’hui, avons pas pu aller au bout du planning car impossible de planter le terrain dans le sable comme prévu »].

Nous reportons, donc, notre séquence –déjà reportée la veille– et passons à la suite ; une suite dont je ne puis malheureusement pas dire grand-chose, ne souhaitant nullement [attention, lien dangereux] spoiler mon propre film.

Je noterai tout de même ici, et pour la postérité, que ce jour 14 vit Cyril (producteur, chauffeur, régisseur et gueuse humaine) souffrir pour la cause, et ce à plus d’un titre : il fut en ce lundi physiquement malmené (tondu avant le tournage, bousculé pendant…) et attrapa en parallèle, et en sus, un cuisant coup de soleil sur le visage (un comble, dans ce pays glacial !).

Jean-Fred, assistant réa multitâches précédemment dépeint, bénéficia, lui aussi, de sa dose de tortures –quoique lui n’eut droit qu’aux souffrances « sur plateau ». Cyril, Jean-Fred, je vous remercie à nouveau ; vous dépassâtes vos rôles pour le bien de mon film (mais, vous le verrez, ça en valait la peine !).

...entre les dunes (II).

…entre les dunes (II).

Mis à part ça ? Un barbecue dans le sable à la mi-journée, tiens ; barbec’ ô combien sympathique, qui vit pourtant le Jean-Fred susnommé me demander poliment, et fort pertinemment, de me calmer un chouïa (je suis assez du genre, il faut bien l’avouer, « Hé ben les gars, allez, hop hop, on tourne, là, assez mangé, ça fait déjà trois minutes que vous y êtes ! »).

Et, ma foi, faute aux spoilers potentiels… That’s all, folks.

Ici s’achève le court et présent post, en mémoire d’une journée étonnamment calme –quoique bien évidemment chargée et, donc, des plus physiques (Maia nous ayant offert de son côté, en ce même jour, une brillante « course-glissade-dans-le-sable-à-réussir-en-une-prise-unique » –sable oblige…).

To be continued.

+

OÙ EN EST-ON ? (3.5)

En bonus collector (version ultimate, ça va sans dire), une note rapide sur la postproduction :

Il y a quelques jours déjà est passé dans les studios Lahore –comprendre « à la maison »– mon compagnon d’armes Adrien, tennisman passionné, tout à la fois (excellent) praticien et théoricien du sport, afin de pouvoir juger sur pièces de la crédibilité tennistique de mes séquences… Sachant qu’un film de tennis dont les séquences sportives ne fonctionneraient pas correspondrait au final à une comédie musicale dont les musiques et danses seraient ratées. La cata, quoi.

Adrien, œil affûté et raquette en main.

Adrien, œil affûté et raquette en main.

Nul problème cependant ; la conclusion d’Adrien fut, à mon grand soulagement, sans équivoque : « Ça me venge de Wimbledon. » Heureux, que j’étais.

Pour rester synthétique, et résumer ici les propos de mon conseiller tennistique, les séquences tennissées « ressemblent à du tennis » : les chorégraphies fonctionnent, l’espace est lisible, l’action logique, et, chose capitale, les acteurs assurent –avec une mention particulière pour les revers de Maia.

Revers modèle.

Revers modèle.

Alors bon, nous avons bien changé ici et là quelques mouvements (en jouant ou la pause ou l’ellipse pour les réduire ou rallonger au besoin) et Adrien m’a laissé entendre que pour des joueurs internationaux, James et Maia conservaient de vrais défauts (James ne suit pas suffisamment la balle des yeux, se réceptionne mal sur certains appuis, Maia perd l’équilibre sur ses services et tend à chuter sur sa gauche…), mais absolument rien qui, d’une part, puisse choquer des spectateurs non-tennis(wo)men, et rien que l’on ne puisse, d’autre part, reprocher à des acteurs : James et Maia ont « super bien bossé », et changent la donne ; selon Adrien toujours, ils s’avèrent nettement plus doués que Kirsten Dunst, ses collègues et leurs séquences de tennis (je cite) « navrantes ».

Bref, à l’entendre, Federer serait fier de nous. Le pari est gagné, le tennis respecté (célébré, même, si l’on prend en compte le reste du métrage), et l’action crédible –condition sine qua non à l’incarnation véritable de personnages qui pensent, parlent, mangent et vivent tennis.

...

James, Maia, Micka-le-coach, félicitations officielles à vous, donc, de la part d’Adrien –et de la mienne, cela va sans dire.

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