UN MOT DE FRED CAVAYÉ

Et bim un nouveau post ! Pour une fois que je n’attends pas trois plombes entre l’ancien et le nouveau, hein…

Faut dire que j’ai pour cela une fort bonne raison : après Patrice Leconte, c’est au tour de Fred Cavayé de jouer les parrains.

Fred Cavayé, pour ceux et celles qui ne suivraient pas, c’est l’encasquetté qui a réalisé Pour elle, À bout portant (si vous ne devez en voir qu’un, choisissez celui-là -et ce quoique les autres soient tout aussi recommandables…) ou encore Mea Culpa.

Alors bon, à vue de pif, comme ça, on pourrait croire que Cavayé et moi ne venons pas du même monde ; et de fait, nous ne travaillons pas avec le même genre de budgets : lui se fait construire des rames de TGV en intérieur ; moi, je demande à mes acteurs d’aider à démonter le décor (décor qui n’a d’ailleurs rien d’un TGV)…

Casquette + barbe de trois jours = réa.

Casquette + barbe de trois jours = réa.

Cependant nous partageons tous deux (outre Pierre Benoist, qui sprinte drôlement bien dans l’excellent À bout portant), une esthétique sans doute plus directement anglo-saxonne que française et un penchant assumé pour l’action frontale, l’affolement kinétique ou la baston qui dérouille ; une amie cinéphile avait d’ailleurs jadis comparé la mise en scène de DO à « du Cavayé » -comme quoi…

(Je dois au passage, et enfin, avouer être affreusement jaloux des toutes premières minutes de Mea Culpa : j’aurais adoré réaliser cette séquence [que j’aurais probablement filmée de façon similaire, soit écrit en passant]… Mais chut, hein. On n’est pas jaloux de son parrain !)

Or donc.

Voici le sympathique message que m’a adressé le sieur Cavayé :

Marc,
Juste quelques mots pour vous dire combien j’ai apprécié votre film !
Son originalité, ses comédiens et, bien sûr, votre mise en scène.
Bravo à vous pour avoir réussi à mener à bien ce projet de long-métrage avec des moyens financiers limités, sans jamais que l’image s’en ressente.
Votre film, malgré son faible budget, est riche dans tous les sens du terme !
Je vous souhaite le meilleur.
Amicalement,
F. Cavayé

Nul besoin donc pour moi de shooter un match Federer (Andrew Garfield) / Nadal (heu, Tom Hardy ?) s’affrontant devant une foule numérique, au cœur des plateaux dionysiens de la Cité du Cinéma, pour que les costauds me saluent du haut de leurs mégabudgets, donc… Merci à toi, Fred !! Une nouvelle ligne va faire son apparition sur notre dossier de presse, tiens -c’est bien, bien classe, ça, « riche dans tous les sens du terme »…

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