Un an plus tard -petit bilan…

Presqu’un an depuis mon dernier post, narrant la fin de notre épique tournage.

Or donc. L’heure est aujourd’hui à un premier bilan, post-année-de-festivals.

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Sommes-nous beaux, tout de même.

Pour faire court, ledit bilan se la joue asiatique, très salé-sucré : en l’occurrence, si le film a marché du feu de Dieu en festoches (54 sélections –dont 20 vraiment balaises [et 6 sans grand intérêt, errare humanum est]– plus 25 prix, dont 15 costauds), il ne s’est en revanche absolument pas vendu.

(Retour type des acheteurs internationaux, pourtant très souvent, et sincèrement, enthousiastes après projection : « Cher Marc, The Open déchire sa race– sauf que voilà, le boss a décrété, après l’avoir zyeuté sur son laptop en partance pour LA, que tout ça n’était sans doute pas très-très vendable. De fait, il est selon lui fort dommage qu’il n’y ait pas dans votre film davantage de gags à destination de la famille ou de Ryan Gosling au générique. »)

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La Corée… sans appareil photo. Ces réas, franchement.

Alors je ne vais pourtant pas me mettre à écrire des comédies racistes starring Christian Clavier pour autant, hein, n’ayez crainte ; je bilante, voilà tout !

Et, ma foi, le bilan (donc) reste plus que sympathique, The Open m’ayant permis de voyager de par le monde, toute l’année 2016 (ainsi qu’un chouïa de 2017) durant, à rencontrer des spectateurs de tout âge, sexe, couleur, taille et poids, tour à tour exubérants (en Belgique, notamment), cinéphiles et ultra-concentrés (en Corée), ornés de Stetsons (au Canada), aux nombres massifs ou ridicules (5 personnes lors d’une séance londonienne !)… et à profiter de leurs retours, oraux comme écrits, ainsi qu’étonnamment souvent de leurs larmes.

Un bonheur sans cesse renouvelé, découvrir une ville, voire un pays, aux côtés de son film, en se voyant traité comme un roi, restant bien évidemment –yep, j’enfonce une porte grande ouverte, là– une expérience éminemment enrichissante.

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Paris, tiens. Un de mes voyages les moins exotiques.

Bref, des retours vraiment –mais alors vraiment– touchants, de spectateurs souvent conquis, des voyages au nord au sud à l’est et à l’ouest,  des anecdotes à foison,* des rencontres en vrac (sachez par exemple que Rutger Hauer, si impressionnant soit-il, est un mec adorable), de nouveaux visages et de nouveaux amis –parmi lesquels des cinéastes à suivre, dont mes chouchous hongrois, Károly Ujj Mésáros, mexicain, le (forcément) barbu Sergio Sánchez Suárez, ricaine, Claire Carré, toute-jeune-aux-cheveux-blancs, et turc, le tatoué Can Evrenol… Que demander de plus ? (Ouais, une distribution, OooK ; pis des ventes, pas faux… Mais bon, si le portefeuille soupire, le cœur, lui, est rassasié ; ce qui reste –bam, nouvelle porte !– de fort loin le principal.)

Allez, une de mes préférées pour la route : me voici en Corée, durant le BiFan 2016, à projeter The Open. Je rejoins donc la salle, post-projection, pour répondre aux questions du public… tout de noir vêtu, avec mes collier, bracelets (dont celui du Hellfest, acquis quelques semaines plus tôt), piercings, casquette et tchatche habituels. Quand une sexagénaire en larmes –mais alors, en larmes…– se lève, demande le micro, et articule : « Jamais je n’aurais cru que vous aviez cette tête. À voir votre film, si sage, si profond, j’avais imaginé un vieux barbu buriné, à la longue expérience… » Huhuhuhu. (J’adore faire pleurer les gens, soit dit en passant.)

Quant aux critiques pros, et institutionnelles, ma foi. Il y en a aujourd’hui tant que le plus simple reste encore de Googueuler « The Open » « Marc Lahore » et faire le tri parmi la masse des résultats ; mais, grosso modo, et à l’exception notable de deux papiers aussi complaisants que violents, voire meurtriers –vite après le « Ce réa est un être humain méprisable que je couperai volontiers en morceaux lorsque je débarquerai en France »–, la grande majorité des critiques s’avèrent positives, voire parfois dithyrambiques –ce qui, je l’avoue, fait grand bien à l’ego (quand bien même je garde conscience de l’absolue vanité de nombre de comparaisons [le père Tarkovski est très souvent nommé, par exemple… Hahaha ! Mais enfin… Si Tarkovski est un burger, je ne suis, moi, qu’une frite !]).

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À Munich, les bruns sont interdits. Par décret.

(Pour faire synthétique, les journalistes et blogueurs louent quasi-systématiquement mon cast [James, Maia et Pierre, avec un vrai amour outre-France pour Maia], mes décors [merci l’Écosse] et cadres, la teneur humaniste de la fable… ainsi que mes séquences tennistiques, apparemment cinématographiques en diable [pari gagné, donc –et merci aux Mickas et Adriens de ce monde]. Pour aller au bout des choses, je noterai également que les critiques négatives les plus fréquentes condamnent le rythme, disons, hors norme, du métrage [le film s’attachant notamment à décrire une série de routines], trop répétitif pour beaucoup, ainsi que son abstraction permanente –qui empêche certains spectateurs de s’approcher de, et de croire en, mes persos.)

Et allez, un rapide florilège de papiers pour les plus courageux, ou désœuvrés, d’entre vous ; le tout en diverses langues, et dans un joli (semi-)désordre (+ bon courage pour les trads, Google va chauffer dur…) : 01 02 03 04 05 06a 06b 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18a 18b 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41… (Si vous en voulez davantage, en langues nordiques ou asiatiques, par exemple, hé bien ma foi– je vous laisse fouiller online, et vous souhaite bien du plaisir !)

+ pour la jouer pédagogique, tiens, voici en outre la revue de presse accompagnant notre screener. Toujours couplée à notre affiche, ainsi que, ponctuellement, à nos dossier de presse (maison), mini-EPK ou liste technique.

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Plein de gens trop de la balle (invisible) (huhu).

Beaucoup de choses restent encore à faire, cela étant ; dont trouver un distributeur et sortir la bête sur les écrans français…

In the meantime, et alors même que je devine ne jamais vraiment clore ce blog (les portraits de l’équipe resteront notamment inachevés, j’en ai bien peur –mes excuses aux Highlanders Romain, Cyril et Ben), je ne peux m’empêcher de tirer, à nouveau, ma casquette, aux collègues et amis qui m’ont permis de mener cette folie à bout ; mes neuf Highlanders donc, ainsi que les prods et techniciens m’ayant soutenu –et parfois sauvé– tout au long  de ces quatre années de lutte (dont le grand Leigh Hatwell, Meilleur Techos de France, haut la main, et, mieux encore, humain exemplaire) (quelque part entre le sage chinois sur sa montagne et Géo Trouvetou) (en nettement plus sexy).

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Tournage de Revenge.

Plus qu’à partir sur la suite, donc : deux nouveaux longs se préparent, chez deux prods certes fauchés (rhaaa) mais motivés à bloc –un thriller rural très méta, pour ne point changer les bonnes habitudes, ainsi qu’un drame humain qui filerait des sueurs à Thomas Vinterberg–, plus une foule de projets divers et variés : SF, horreur, naturalisme social… S’y cache même une possible mini-série-politique-d’action, Banshee-à-l’européenne, tout à la fois méchante et cathartique : Revenge (adaptée de la BD éponyme de Chauzy & Pothier), avec les gaillards James Northcote et Pierre Benoist devant la caméra, de même que Claire, Romain, Sarah et bibi derrière. Un vrai tournage en famille, quoi…

Futur

Regard vers le haut + la droite du cadre : le futur se dessine…

Sur ces doux mots, hé bien– je vous quitte, jusqu’aux prochaines grandes niouzes : une sortie sur les écrans de France, un petit bonus en passant, quelques nouvelles images, une scène coupée, who knows?

En attendant, merci encore, et toujours, à tous comme à toutes ; puis, pour citer le chef op’ à moitié fou du Revenge susnommé, Paix et Amour.

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